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Un mercredi des cendres avec VaKBand

Rédigé par Malmoth - - Aucun commentaire


Quand PaKo' m'a proposé de répondre à l'offre de VaKBand, j'avoue ne pas avoir tout de suite été emballé. Je n'avais jamais réalisé de reportage de carnaval mais je m'imaginais une expérience éprouvante, sans garantie de ramener des images de qualité. Par ailleurs, je ressentais une certaine lassitude face aux images de Carnaval des années précédentes qui, me semblait-il, se ressemblaient toutes. Fallait-il en rajouter ?

La formule proposée par VaKBand avait cependant de quoi séduire. Reportage sur une seule journée. La possibilité de confronter son travail à celui des autres photographes choisis par le groupe à pied. Une ligne éditoriale assez libre, qui nous donnait l'occasion de proposer une vision tout à fait originale.

« Ne t'en fais pas ! » m'avais dit mon ami Micha, « Tu verras, c'est comme un mariage. » Sur le coup, je m'étais dit que Micha profitait de mon inexpérience pour se moquer de moi. Mais quand je me suis retrouvé sur le parking de l'Espace DD à attendre les premiers membres du groupe, j'ai ressenti la même fébrilité qu'aux matins des reportages de mariage. Observer. Jauger l'atmosphère. Ne pas se précipiter pour la première image.

Ça a quelque chose de rassurant de partager le repas avec les membres du groupe. Je prends leur pouls. Je cale ma respiration sur la leur. Du moins, j'essaie. J'ai du mal à trouver la bonne distance. Trop loin, je suis déconnecté de l'action, comme hors du jeu. Trop près, j'attire trop les regards, je fige les sourires.

A Fort-de-France, l'ambiance est survoltée. VaKBand met le feu au Malecon. J'en oublie la technique. Je ne suis qu'émotion. Témoin d'une liesse extraordinaire, je me laisse guider par la musique, le mouvement, la lumière. Ce n'est qu'une fois dans la voiture que je ressens la douleur et la fatigue.

« C'est comme un mariage » m'avait-il dit. Après cette formidable expérience, je dois bien reconnaitre que Micha avait raison. J'y ai retrouvé la même tension, le même engouement et somme toute la même angoisse au moment où j'ai découvert les premières images sur mon écran d'ordinateur.

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